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Des nouvelles d'EuroCat !

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Compte rendu de la réunion du bureau d’EuroCat (Chichester, 18-20 mai 2016)

Par Katia Cazzaro Thiévent, Catéchuménat Suisse

Seize délégués nationaux du catéchuménat européens se sont réunis à Chichester, petite ville universitaire du sud de l'Angleterre, pour leur réunion annuelle du 18 au 20 mai 2016, sur le thème de la nouvelle évangélisation et son impact pour l'accompagnement catéchuménal.

1/ Quelques membres de l'équipe anglaise ont partagé leurs expériences accumulées autour de cette réflexion qui a été une thématique "phare" depuis quelques années. Dans leurs travaux préparatoires, ils ont découvert que, en moyenne, seuls 20% des anglais qui se reconnaissent comme catholiques fréquentent la liturgie dominicale. Les raisons de cet éloignement de la vie communautaire sont diverses : d'un simple "laisser-aller" à une rupture volontaire due à un mécontentement ou des blessures, tout comme le constat d'une initiation chrétienne jamais vécue.

Un grand chantier a été alors engagé, à commencer par une prise de conscience de la nécessité d'une nouvelle évangélisation de l'intérieur. Cela s'est traduit, par exemple, par

  • la prise en compte de l'ensemble des membres d'une famille lors de la catéchisation de l'un de ses membres
  • des propositions de partage biblique communautaire
  • de fêtes "hors les murs", comprenant des activités catéchétique
  • des invitations pour participer à la messe de Minuit à transmettre par les paroissiens, distribuées lors des célébrations de l'Avent

Ces options prises ont été confortées par la publication de l'exhortation apostolique La joie de l'Evangile tout comme celle de l'exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia.

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Parole de Dieu et rite - L’exemple de la Présentation Générale du Lectionnaire Romain

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Voici la conférence donnée par le Pr Jean-Louis SOULETIE, ISL-THEOLOGICUM de l’ICP, à l'occasion des Assises francophones du catéchuménat à l'ISPC - Paris, le 25 avril 2016. Merci à lui.

 

La rénovation du missel romain commencée avec Pie XII dans la restauration de la veillée pascale poursuivie par le concile Vatican II a montré l’importance d’une refonte du lectionnaire. La place des Ecritures dans la liturgie revêtait désormais en effet une importance primordiale.  La PGMR [1] en explicite déjà l’intérêt et le contenu dans de nombreux paragraphes : 9, 11, 24, 33, 60, 62, 316, 320. Mais c’est à la PGLR que j’emprunte les indications qui montrent le lien intrinsèque entre Parole et rite. L’exhortation post synodale Verbum Domini de Benoit XVI l’exprimait ainsi : « En considérant l’Église comme ‘ la demeure de la Parole ‘, on doit avant tout prêter attention à la sainte Liturgie. C’est vraiment le lieu privilégié où Dieu nous parle dans notre vie actuelle, où il parle aujourd’hui à son peuple qui écoute et qui répond. Chaque action liturgique est par nature nourrie par les Saintes Écritures. Comme l’affirme la Constitution Sacrosanctum Concilium, ‘ dans la célébration de la liturgie, la Sainte Écriture est de la plus grande importance. C’est d’elle que sont tirés les textes qui sont lus et qui sont expliqués dans l’homélie, ainsi que les psaumes qui sont chantés, et c’est sous son inspiration et sous son impulsion que les prières, les oraisons et les hymnes liturgiques ont pris naissance et c’est d’elle que les actions et les symboles reçoivent leur signification ‘ (SC 24). » (n°52)

 

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Les conclusions des Assises 2016

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Conclusions des Assises francophones du catéchuménat

Par Joël Molinario

1- D’une question à une affirmation théologique

« L’enracinement de l’homme dans le monde matériel, le dégagement spontanément symbolique de l’esprit à partir de la nature où il naît font qu’une étude de la religion doit partir de ses formes d’expression concrètes. On doit en rejoindre le sens par une phénoménologie qui s’applique à en épouser comme du dedans l’intentionnalité. C’est seulement ainsi qu’on respectera l’objet qu’on étudie, au lieu de le déformer en voulant le conformer à quelque a priori que ce soit. […] Si paroles et rite se distinguent, et dans une certaine mesure s’opposent, comme deux facteurs toujours associés, mais toujours en tension, une parenté naturelle explique leur association. Cela est si vrai que la prédominance décisive de l’un aux dépens de l’autre trahit une altération de celui-là même qui semble l’emporter et annonce une désintégration de la religion, et peut-être de l’humanité religieuse tout simplement. » écrivait Louis Bouyer en 1962.[1]

Le propos de Louis Bouyer place l’enjeu de nos travaux à une hauteur insoupçonnée. L’équilibre de la parole et du rite n’engage pas moins que l’avenir de l’humanité religieuse. Peut-être de l’humanité tout court puisque l’humanité religieuse dit quelque chose de toute humanité. Il y a 54 ans Bouyer pressentait donc cette perte possible d’un sens du rite, ou plutôt de la tension féconde entre parole et rite. Il s’agit d’un phénomène d’équilibre que l’on perçoit comme fragile. Le poète Philippe Jaccottet écrivait qu’un rien sépare un grand livre d’un très mauvais. Il se pourrait qu’il en soit ainsi de la pratique chrétienne du rituel de l’initiation chrétienne des adultes. Du RICA on peut faire du rubricisme, du RICA on peut faire de l’idéologie. Le RICA ne peut être ni premier, ni dernier. Il est la médiation de la Parole de Dieu qui prend corps dans la vie du catéchumène et de l’assemblée. Ainsi le premier résultat de nos travaux je le cite d’emblée, avec cette phrase de Saint Léon le Grand, (JLS IG) «  ce qui était visible dans le Seigneur est passé dans les mystères ».  Voilà qui nous permet de sortir d’une dualité concurrente entre parole et rite. Nous y reviendrons.

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