ISPC
Assises françaises du catéchumenat 2012
"Catéchuménat et vie chrétienne
Les enjeux de la mise en œuvre du RICA"
2-3-4 juillet 2012
Forme exclusive du baptême dans les premiers temps de l’Eglise, le baptême des adultes s’est raréfié à partir du VIème s. Remis en valeur dès le XVIème s. avec le développement des missions puis au cours des années 1950 dans les pays de vieille tradition chrétienne, le catéchuménat baptismal a été vivifié et restauré à partir de la notion d’initiation chrétienne par le concile Vatican II. C’est ainsi que la pratique du catéchuménat des adultes en France et dans les pays francophones a permis de découvrir et d’expérimenter le Rituel de l’initiation chrétienne des adultes (RICA) notamment depuis 1997 dans sa version définitive.
Le RICA est un élément essentiel de la démarche catéchuménale car il transmet ce que l’Eglise veut faire lorsqu’elle célèbre les sacrements de l’initiation chrétienne. Il faut ainsi considérer que la vie chrétienne tout entière s’exprime sacramentellement dans le processus de l’initiation. Elle se déploie ensuite dans l’existence des baptisés et se manifeste comme la réponse de l’homme à l’appel de Dieu, ouvrant à une conversion et une configuration au Christ.
Après une quinzaine d’années de pratique du RICA dans les pays francophones, il semble que des difficultés demeurent dans la mise en œuvre de certains rites qui, de ce fait, ne sont pas vécus par les catéchumènes. Ne pas mettre en œuvre pleinement le RICA affecte la démarche d’initiation et le déploiement de la vie chrétienne. C’est pourquoi les Assises françaises du catéchuménat se fixent comme objectif d’interroger le processus d’initiation dans ses dimensions catéchétiques et liturgiques.
Le modèle catéchuménal : bibliographie
Voici la bibliographie du Séminaire de recherche de l’ISPC Le catéchuménat, modèle de la catéchèse ? (2010 – 2011), séminaire animé par Jean-Louis Souletie et Roland Lacroix et du mémoire de Diplôme supérieur de Pastorale catéchétique de Marie-Pascale Saubiez sur ce séminaire, Le catéchuménat, modèle inspirateur pour la catéchèse, approche historique, pastorale et catéchétique.
Catéchuménat, modèle pour la catéchèse ?
Bogdan SKLODOWSKI
Séminaire de recherche ISPC – Le modèle catéchuménal (2009-2010)
Le catéchuménat est-il le modèle inspirateur pour la catéchèse ? À la lumière des textes travaillés au cours des trois sessions de ce séminaire, on peut donner une réponse affirmative. En effet, plusieurs textes l’affirment : le catéchuménat est ou devrait être le modèle inspirateur pour la catéchèse. Cependant, cette affirmation exige certaines restrictions, précisions, conditions à remplir, et certaines questions restent sans réponse. Je propose, à cet égard, cinq remarques.
Premièrement, une précision nécessaire : le modèle catéchuménal n’est pas le catéchuménat. Il ne s’agit donc pas de proposer le catéchuménat pour les catéchisés parce qu’il est destiné aux catéchumènes, mais le modèle catéchuménal comme inspirateur pour la catéchèse. Et s’inspirer n’est pas copier.
Deuxièmement, quand nous parlons du catéchuménat comme modèle, il faut se demander de quel catéchuménat il s’agit. Quel catéchuménat est le modèle inspirateur ? Le catéchuménat antique, le catéchuménat du RICA, celui qui est pratiqué aujourd’hui dans les diocèses ou bien le « catéchuménal » ? Au cours de nos recherches, nous avons assez souvent rencontré un vocabulaire pas clair, imprécis, « flottant ». La façon dont l’auteur entend le catéchuménat ou le modèle catéchuménal qu’il propose comme inspiration pour la catéchèse n’est pas toujours évidente.
Catéchuménat et catéchèse, nouvelles perspectives - Assises internationales du Catéchuménat Paris 2010
Mme Catherine CHEVALIER
En ce début juillet 2010, l’Institut supérieur de pastorale catéchétique (ISPC) en collaboration avec le Service National de la Catéchèse et du Catéchuménat (SNCC) a rassemblé à l’Institut Catholique de Paris (ICP) plus de trois-cent cinquante personnes en provenance d’une trentaine de pays et quatre continents. Venant de contextes où le catéchuménat est implanté de façon très diverse – relevons à titre d’exemple qu’un Service national du Catéchuménat s’est mis sur pied en France en 1964 alors que les diocèses d’Espagne se sont organisés sur ce plan en 2000 – les participants, pasteurs, chercheurs et praticiens étaient réunis pour échanger et débattre autour de l’affirmation selon laquelle « le catéchuménat baptismal est le modèle dont s’inspire toute l’action catéchétique » (Directoire général de la Catéchèse, DGC n° 90).
L’intérêt de la démarche demande un temps d’arrêt sur la problématique de ces journées introduite par le professeur Jean-Louis Souletie (ICP). Il a proposé à l’assemblée l’hypothèse de travail suivante : ce qui unit catéchuménat et catéchèse, n’est-ce pas justement que ces deux démarches s’appuient sur la sacramentalité de l’Eglise ?
Que deviennent les néophytes ?
Dr. Joël MORLET et Mme Christine GILBERT (avec les étudiants de l’ISPC)
Le souci des responsables catholiques en France est que beaucoup d’adultes, aujourd’hui nombreux (entre 2 et 3000 chaque année), récemment baptisés semblent perdre pied une fois les sacrements de l’initiation, et en particulier le baptême, reçus. « Après le baptême, on ne les voit plus » entend-on. Derrière cette remarque, se profile la déception des paroisses quant aux attentes de participation qu’elles nourrissaient vis-à-vis de ces nouveaux venus : essentiellement, participation à la messe du dimanche et participation plus générale aux activités paroissiales.
Dans les revues pastorales et les rencontres, une réflexion pastorale s’élabore qui porte sur ces néophytes : ont-ils réellement perdu pied ou leur persévérance est-elle différente de ce que nous croyons ? Faut-il être plus attentif au fait qu’ils sont encore en croissance ? Que signifie s’agréger à une communauté ecclésiale ? Mais le questionnement se porte rapidement vers l’Église et les communautés, en particulier paroissiales, qui la représentent : comment les néophytes sont-ils accueillis et entendus ? N’y a-t-il pas à entendre et apprendre quelque chose du monde moderne dont ils sont ? Dans quelle mesure les paroisses sont-elles prêtes à changer pour réellement faire communauté avec eux ? Plus globalement la question est celle de l’équilibre entre chemin personnel et expérience communautaire.






